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MASTERS OF HORROR - SAISON 1 - EPISODE 3 

Jenifer

  • Disponible en : 

    • VOST/VF
    •  - Baladeur
    •  - PSP

  • États-Unis - 2005 
    - 60 mn Déconseillé aux moins de 16 ans 
  • De : Dario Argento
  • Avec : Mark Acheson, Harris Allan, Julia Arkos, Jeffrey Ballard, Laurie Brunetti, Jasmine Chan


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L'histoire

Juste avant que Frank, officier de police dans une petite ville sans histoire, ne le tue ; l'homme qui allait assassiner Jenifer l'avait prévenu: cette femme est diabolique et détruit quiconque l'approche. Malgré cela, pris de pitié pour cette jeune muette défigurée et sans défense, Frank décide de l'héberger. Mais, sous le visage ingrat, Jenifer cache un corps fait pour les choses de l'amour. Et elle ne se fait pas prier pour s'en servir.

A propos du film

Dans la série des Masters Of  Horror, collection de treize épisodes mis en scène par treize cinéastes qui ont marqué le fantastique et l'horreur d'une empreinte indélébile, le réalisateur italien de Trauma, Dario Argento, tourne ouvertement le dos au style baroque qu'il avait fait sien pour un film empreint d'un érotisme provocateur. Adapté d'une bande dessinée des auteurs Bruce Jones et Bernie Wrightson, Jenifer se présente comme une version trash et délurée du roman Lolita de Vladimir Nabokov dans véritable descente aux enfers malsaine et sensuelle.

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Chef d'oeuvre de glauquitude et de malaise, Jenifer est aussi un genre de monstre mythique déformé ; un animal totalement livré à lui-même sans aucune conscience ou raison, qui bave, qui bouffe avec les doigts des trucs pas cuits qu'elle vient de chasser, mais qui pour le "héros" (et d'autres hommes) représente la sensualité à l'état pur. Certaines scènes sont insoutenables, non pas par leur caractère gore (quoique) mais plus pour la symbolique qu'elle renvoie : cannibalisme, mort d'enfant, sexe à l'état brut, dépendance amoureuse, déchéance humaine... tout y passe. Pour notre plus grand bien.

Sans conteste le volet le plus réussi de la série "Master Of Horror". J'ai limpression que c'est le film le plus "murs" que Dario Argento ai jamais réalisé. D'une simplicité malsaine, déroutant, ce film vous plonge dans les plus sombres recoins de votre sexualité et de ses ambiguïtés.