
Né(e)
le 17/01/1971 à Lyon
Ses débuts
Très tôt fascinée par le cinéma, le film L'Effrontée de Claude Miller, sorti en 1985, est pour Sylvie Testud une véritable révélation. C'est en voyant Charlotte Gainsbourg dans son rôle de jeune ado complexée, à laquelle elle s'identifie, qu'elle décide de devenir actrice. Après quelques cours de théâtre dans sa ville natale, la comédienne en herbe poursuit sa formation à Paris et intègre la classe libre du cours Florent, puis le Conservatoire. Elle décroche des petits rôles au cinéma, notamment en 1994 dans Couples et amants, puis, la même année, est engagée pour une coproduction franco-allemande, Maries Lied. Les Français se retirent du projet mais contre toute attente, le film est un succès et l'actrice est promue Jeune espoir du cinéma d'outre-Rhin.
Sa carrière
En 1997, pour les besoins de Jenseits der Stille, elle apprend la langue de Goethe, mais aussi la clarinette et le langage des signes ; une performance qui lui vaut l'équivalent allemand du César de la Meilleure actrice. C'est en 1999 que les Français découvrent enfin Sylvie Testud. Avec Karnaval de Thomas Vincent, elle acquiert immédiatement ses galons de star montante ; nomination au César du Meilleur espoir féminin à la clé. Sa carrière lancée, elle est choisie par la réalisatrice Chantal Akerman pour être l'héroïne de La Captive (2000), un drame dans lequel elle se soumet aux désirs de son amant. Nouvelle nomination aux César. Dans la foulée, son interprétation hallucinante et hallucinée de Christine Papin dans Les Blessures assassines lui permet de repartir enfin avec le César du Meilleur espoir. Elle tourne désormais avec les plus grands. Aux côtés de Sergi Lopez dans Les Femmes... ou les enfants d'abord, puis au bras de Guy Marchand dans Tangos volés, on la retrouve en 2002 au coeur d'un conflit familial entre Depardieu père et fils dans Aime ton père. L'année suivante, elle campe une adorable délinquante dans Filles uniques de Pierre Jolivet. En 2004, elle obtient le César de la Meilleure actrice pour Stupeur et tremblements d'Alain Corneau, un récit plein d'ironie dans lequel elle incarne une jeune Belge prise dans l'étau d'une multinationale japonaise. Alternant comédies (La vie est à nous !, 2005) et drames (L'Héritage, 2006), Sylvie Testud, en 2007, interprète Mômone, l'amie et confidente d'Edith Piaf (Marion Cotillard), dans l'émouvant biopic d'Olivier Dahan, La Môme. En tête d'affiche de La France et Ce que mes yeux ont vu, elle entre ensuite dans la peau de (Françoise) Sagan dans un long métrage de Diane Kurys dédié à la vie tapageuse de la célèbre romancière.