Biographie

Sandrine Bonnaire

Sandrine Bonnaire





Né(e) le 31/05/1967 à Gannat

Ses débuts
Septième d'une famille de onze enfants, Sandrine Bonnaire prépare un CAP de coiffure tout en rêvant de cinéma. En 1982, elle débute par hasard comme figurante dans La Boum 2, puis réitère l'expérience avec Les Sous-doués en vacances. L'année suivante, sa vie et sa carrière connaissent un tournant lorsque Maurice Pialat la repère et lui offre le premier rôle d'À nos amours, portrait d'une ado éprise de liberté. Par l'intensité qui se dégage de son jeu spontané, Sandrine Bonnaire, à 16 ans seulement, fait une irruption spectaculaire dans le cinéma français, saluée par le César du Meilleur jeune espoir.

Sa carrière
La carrière de l'actrice est lancée et les propositions se multiplient. Après avoir tourné dans le polar Tir à vue puis dans Le Meilleur de la vie, elle retrouve Maurice Pialat en 1985 pour Police (où elle doit se contenter d'un second rôle aux côtés de Sophie Marceau) et surtout en 1987 pour Sous le soleil de Satan. Basé sur une relation équivoque entre une jeune femme et un curé campé par Gérard Depardieu, le film bouleverse le public et obtient une Palme d'Or très controversée au Festival de Cannes. Entre-temps, Sandrine Bonnaire aura découvert Jacques Doillon (La Puritaine) et décroché, grâce à Agnès Varda, l'un de ses rôles majeurs dans Sans toit ni loi où elle interprète une vagabonde avec une conviction rare. Une prestation qui lui vaut cette fois le César de la Meilleure actrice. Enchaînant les tournages sous la direction de cinéastes exigeants comme Claude Sautet (Quelques jours avec moi), Patrice Leconte (Monsieur Hire) et Raymond Depardon (La Captive du désert), elle devient Jeanne d'Arc en 1994 pour Jacques Rivette, dans les deux volets de Jeanne la pucelle. Elle collabore à nouveau avec Agnès Varda pour Les Cent et une nuits, puis reçoit le prix d'interprétation au Festival de Venise pour son personnage de domestique analphabète et dévouée dans La Cérémonie de Claude Chabrol ; un prix qu'elle partage avec Isabelle Huppert, sa partenaire à l'écran. Toujours perçue par le grand public comme une égérie du cinéma d'auteur, l'actrice, à la fin des années 90, s'oriente vers un cinéma plus accessible en alternant les genres. Après deux drames, Secret défense et Voleur de vie, elle s'illustre ainsi dans le polar Au coeur du mensonge, la fresque historique Est-Ouest, le mélo C'est la vie et la comédie Mademoiselle de Philippe Lioret qui la dirige à nouveau en 2004 dans L'Equipier. Star en tandem avec Fabrice Luchini (Confidences trop intimes) ou Vincent Lindon (Je crois que je l'aime), elle crée la surprise en 2008 en réalisant son premier film, Elle s'appelle Sabine, documentaire bouleversant sur sa propre soeur atteinte d'autisme, chaleureusement accueilli lors de sa présentation à Cannes. De retour devant la caméra, elle revient dans un registre plus grave avec Un coeur simple, adaptation du conte de Flaubert où elle donne la réplique à Marina Foïs, et L'Empreinte de l'ange avec Catherine Frot.


Police
Le Cou de la girafe
Joueuse
L' Equipier
Confidences trop intimes
L'Empreinte
Un coeur simple
Sous le soleil de Satan
A nos amours
Confidences à un inconnu


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