
Né(e)
le 31/07/1914 à Courbevoie
Ses débuts
Ses parents sont espagnols immigrés en France. Il est le dernier de trois enfants. Intéressé par le piano, fasciné par le jazz, il est engagé comme pianiste dès 1936 dans de nombreux bars, où il apprend déjà à connaître le succès. Mais les piètres salaires perçus en échange de nuits entières passées à jouer étant insuffisants pour vivre, la figuration le tente. C'est à 28 ans qu'il se décide de devenir comédien et s'inscrit au cours Simon.
Sa Carrière
En 1952, alors qu'il joue Le Journal de Jules Renard dans un cabaret, une critique élogieuse de Jean-Jacques Gauthier lui permet de rencontrer Robert Dhéry qui lui écrit un rôle sur mesure dans Ah ! Les Belles bacchantes. C'est un triomphe. Commence alors une carrière théâtrale avec Ornifle de Jean Anouilh aux côtés de Pierre Brasseur, Faisons un rêve de Sacha Guitry aux Variétés. A part Ni vu ni connu et Comme un cheveu sur la soupe, qui sont ses premiers rôles principaux au cinéma, seul le théâtre compte pour lui. A cette époque, c'est Oscar, joué d'abord en tournée en 1959, puis à la Porte Saint-Martin en 1961, qui fait de lui une vedette. Suivent La Grosse valse, un autre triomphe, puis son premier grand succès cinématographique, Pouic-Pouic en 1963. Côté cinéma, Gérard Oury reconnaît rapidement ses talents de comique et en fait un de ses interprètes fétiches dans Le Crime ne paie pas en 1961, Le Corniaud en 1964, puis La Grande Vadrouille en 1966, qui connaît un succès colossal. Viendront ensuite des personnages taillés sur mesure pour cet acteur charismatique dans La Folie des grandeurs en 1971 aux côtés d'Yves Montand. Toujours sous la houlette de Gérard Oury, la comédie Les Aventures de Rabbi Jacob, sortie en 1973, en fait un acteur incontournable du cinéma français et met comme jamais à contribution son sens de la musique et de la danse. Parallèlement, le réalisateur Jean Giraud lui apporte sur un plateau le rôle de l'inspecteur Cruchot dans les aventures en cinq volets du Gendarme de Saint-Tropez. Mais toujours dévoré par la passion du théâtre, Louis de Funès reprend la pièce Oscar en 1971 et 1972, et on doit sa dernière apparition sur scène à une pièce de Jean Anouilh, La Valse des toréadors, en 1973. En 1975, victime de deux infarctus consécutifs, il pense arrêter sa carrière définitivement, mais grâce au producteur Christian Fechner, qui ose le faire tourner sans assurance avec un médecin sur le plateau, il accepte de renouer avec le cinéma. Au programme : L'Aile ou la cuisse (1976), La Zizanie sous la houlette de Claude Zidi (1977), et Le Gendarme et les gendarmettes qui signera la fin de sa filmographie, qui compte plus de 70 films. En 1980, il obtient un César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. En 1981, ce génie du rire et de la grimace à l'air autoritaire et parfois hautain, joue dans La Soupe aux choux sans oublier sa formidable interprétation de L'Avare de Molière. Il s'éteint le 27 janvier 1983 dans le château de Clermont au Cellier.