
Né(e)
le 04/09/1961 à Neuilly-sur-Seine
Ses débuts
Inscrit alors à l'université de Paris III puis Paris VIII où il obtient une maîtrise de cinéma, Cédric Klapisch est recalé à deux reprises au concours d'entrée de l'IDHEC (Institut des Hautes Etudes Cinématographiques, aujourd'hui devenu la FEMIS). A 23 ans, il décide alors de partir pour les Etats-Unis. Pendant deux ans, il étudie le cinéma à l'Université de New York, décroche un Graduate Film School Masters of Fine Arts, puis devient chef opérateur sur plusieurs courts métrages avant de réaliser les siens. De retour en France, il va d'abord travailler comme chef électricien, mais c'est en 1989 que Cédric Klapisch fera beaucoup parler de lui avec Ce qui me meut, un court qui recevra plusieurs prix et qui, plus tard, deviendra le nom de sa maison de production. En 1992, il passe au long métrage avec Riens du tout, une comédie sur les déboires d'un patron d'entreprise avec notamment Fabrice Luchini, Zidenine Soualem et Karin Viard. Nommé au César de la meilleure première oeuvre, le film fait parler de lui et la presse est plutôt élogieuse.
Sa carrière
L'année suivante, Cédric Klapisch tourne Le Péril jeune, téléfilm sur la jeunesse des années 70 réalisé dans le cadre d'une collection produite pour Arte. Le succès est tel que le film, Grand Prix au Festival du film d'humour de Chamrousse 1994, sort en salles deux ans plus tard. Devenu culte pour toute une génération, ce portrait de groupe dans lequel figurent les débutants Vincent Elbaz, Hélène De Fougerolles et Elodie Bouchez, marque surtout les débuts d'une longue et étroite collaboration entre le réalisateur et l'acteur Romain Duris. 1996 est une année faste pour le cinéaste puisque deux de ses films sont à l'affiche. Chacun cherche son chat ou les pérégrinations d'une jeune femme dans le quartier de la Bastille à Paris, et Un air de famille, comédie grinçante adaptée d'une pièce de Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui qui totalise 2 500 000 entrées et récolte trois César. En 1999, dans le film d'anticipation Peut-être, Romain Duris est téléporté dans l'avenir et retrouve son petit-fils, interprété par Jean-Paul Belmondo, qui le supplie de faire un enfant pour assurer sa future existence. L'oeuvre est boudée par le public. Trois ans plus tard, Cédric Klapisch fait de son acteur fétiche le héros de L'Auberge espagnole, une nouvelle comédie sociale évoquant les péripéties d'une sympathique brochette de jeunes étudiants inscrits au programme Erasmus. Le film dépasse les 3 000 000 d'entrées et fera l'objet d'une suite sortie en 2005, Les Poupées russes, dans laquelle les protagonistes du premier opus sont confrontés à la crise de la trentaine. Dans l'intervalle, le réalisateur s'essaie au polar avec Ni pour, ni contre (bien au contraire) où il dirige Vincent Elbaz pour la troisième fois. En 2008, il s'illustre dans un registre plus dramatique avec Paris, film choral qui suit les destins croisés de plusieurs personnages au coeur de la ville lumière. Pour l'occasion, il s'offre la crème des acteurs français : Romain Duris bien sûr, Juliette Binoche, Fabrice Luchini, Karin Viard, Albert Dupontel, François Cluzet... et fait lui-même une très brève apparition, comme dans chacune de ses oeuvres d'ailleurs. Trois ans plus tard, avec un mélange d'humour et de gravité, c'est tout un système que le cinéaste pointe du doigt dans Ma part du gâteau, film engagé sur la délocalisation et ses conséquences réunissant à nouveau Karin Viard et Gilles Lellouche.