
Né(e)
le 13/07/1948 à Bressuire
Ses débuts
Catherine Breillat arrive à Paris à l'âge de 16 ans, accompagnée de sa soeur, l'actrice Marie-Hélène Breillat, pour publier son premier roman L'Homme facile. Lorsqu'il paraît, en 1968, celui-ci est interdit aux mineurs de moins de 18 ans mais devient un phénomène littéraire. En 1976, suite à la sortie de son roman Le Soupirail qui raconte les débuts de la sexualité d'une adolescente, le producteur André Génovès lui propose de réaliser un film érotique à partir de son livre. Finalement, le film, Une vraie jeune fille, particulièrement controversé à cause de ses scènes pornographiques, ne sortira qu'en... 2000, en raison de la faillite de son producteur.
Sa carrière
Après un second film en 1979, Tapage nocturne, interdit aux moins de 16 ans, Catherine Breillat met sa carrière de réalisatrice entre parenthèses et se consacre à la rédaction de scénarii, notamment pour Federico Fellini (Et vogue le navire...) et Maurice Pialat (Police). C'est en 1987 qu'elle retourne à la réalisation avec 36 fillette, adapté d'un de ses romans, et Sale comme un ange en 1991. Estimée et considérée par la critique mais peu connue du public, elle rencontre enfin le succès avec Parfait amour ! en 1996, puis avec Romance avec l'acteur porno Rocco Siffredi trois ans plus tard. Un film qui créera la polémique, manquant d'être classé X. En 2004, Catherine Breillat retrouve Rocco Siffredi dans Anatomie de l'enfer, l'adaptation de son roman Pornocratie, où elle explore encore et toujours le désir féminin. Quelques mois après la sortie du film, Catherine Breillat est victime d'une importante hémorragie cérébrale qui paralyse son côté gauche. Après cinq mois d'hospitalisation, elle reprend le travail et réalise Une vieille maîtresse, d'après Barbey d'Aurevilly. Délaissant l'érotisme sulfureux de son oeuvre pour adapter un classique de la littérature, ce film en costumes, avec Asia Argento, lui vaut d'être sélectionnée en compétition officielle au Festival de Cannes 2007.