Biographie

Bruno Cremer

Bruno Cremer





Né(e) le 06/10/1929 à Saint-Mandé

Décédé(e) le 07/08/2010 à Paris

Ses débuts
Dès l'adolescence, Bruno Cremer se destine à devenir comédien. Ainsi, une fois ses études secondaires achevées, il suit des cours de théâtre au Conservatoire de Paris où il côtoie quelques prestigieux camarades de promotion comme Jean-Paul Belmondo et Jean Rochefort. Après dix années passées sur les planches, il débute au cinéma en 1957 en jouant aux côtés d'Alain Delon dans Quand la femme s'en mêle. Mais sa carrière s'accélère vraiment en 1965 lorsqu'il incarne l'adjudant Willsdorf, mercenaire cynique et violent de La 317e section de Pierre Schoendoerffer. Un rôle marquant qui le propulse dans la cour des grands et le lance sur les rails de la popularité.

Sa carrière
Stature immense, regard clair et profond, présence magnétique... Avec un profil calibré pour des rôles d'action, Bruno Cremer se spécialise dans les films de guerre, les rôles de flic teigneux et les histoires d'espionnage. Il s'impose ainsi dans Paris brûle-t-il ? de René Clément, Un homme de trop de Costa-Gavras, ou encore Si j'étais un espion signé Bertrand Blier. Dans les années 60 et 70, l'acteur enchaîne les tournages sous la direction des plus grands : Luchino Visconti pour L'Étranger, Michel Deville (By bye, Barbara), Patrice Chéreau (La Chair de l'orchidée), Claude Lelouch (Le Bon et les méchants), Claude Sautet (Une histoire simple)... et même l'Américain William Friedkin qui lui permet de partager l'affiche du Convoi de la peur avec Roy Scheider. Fidèle au réalisateur Yves Boisset qu'il retrouve à plusieurs reprises, notamment pour R.A.S., Espion, lève-toi et Le Prix du danger, Bruno Cremer devient ensuite l'acteur fétiche de Jean-Claude Brisseau. Après l'avoir dirigé dans Un jeu brutal et De bruit et de fureur, le cinéaste, en 1989, offre à son comédien l'un des plus beaux rôles de sa carrière dans Noce Blanche. Avec ce drame où il interprète un professeur irrésistiblement attiré par une jeune élève campée par Vanessa Paradis, Bruno Cremer prouve qu'il est un acteur complet qui a su, au fil des années, assouvir sa quête d'émotion et de finesse. Durant les années 90, il laisse le cinéma de côté pour se consacrer à la télévision où il incarnera pendant quatorze ans un inoubliable commissaire Maigret. Puis retour au grand écran en 2001 avec deux films : d'abord Sous le sable de François Ozon, où il a pour partenaire Charlotte Rampling, puis Mon père, il m'a sauvé la vie de José Giovanni. Il retrouve ensuite le metteur en scène Pierre Schoendoerffer et le comédien Jacques Perrin, ses deux complices de La 317e section qui le propulsa, pour Là-haut, un roi au-dessus des nuages qui restera son dernier long métrage. Atteint d'un grave cancer en 2006, il décide de se retirer de la scène après une ultime prestation en Maigret et s'éteint quatre ans plus tard, à l'âge de 80 ans. Grand comédien cher au coeur des Français, Bruno Cremer, avec pas moins de 110 films et téléfilms à son actif, aura longtemps imprégné le cinéma français de sa voix intense et de son allure de géant.


Espion lève toi !
Le Prix du danger
L'Alpagueur
Le Bon et les méchants
Mon père, il m'a sauvé la vie
L'Attentat
Noce Blanche
La 317ème section