
Des histoires d'amour (torrides), d'argent, de trahisons (odieuses), dans une clinique au bord de la ruine, où s'affrontent John et Michael (chirurgiens), sournoisement manipulés par Samantha, une garce aussi cupide que fatale sous les yeux (magnifiques) d'une ravissante infirmière, du doux nom de "Priscilla".

Deuxième long-métrage du réalisateur Artus de Penguern après Grégoire Moulin contre l'humanité, La Clinique de l'amour s'amuse à parodier jusqu'à l'excès les séries médicales et autres soap operas américains pour édifier un délire sans limites. Pas gêné pour deux sous par le bon-goût ou la vraisemblance, De Penguern pousse cette fois ses fantasmagories imagées dans le milieu hospitalier. Parvenant à donner un souffle burlesque à ce pur moment de loufoquerie sur grand-écran, il crée un enchevêtrement de situations abracadabrantes où l'on croise pêle-mêle un ours terriblement câlin, un parrain de la mafia ou encore un vrai-faux vétéran du Vietnam. Dans cet ensemble sans queue ni tête où les portes claquent, les coeurs se déchirent et les artères éclatent, les acteurs Bruno Salomone, Helena Noguerra et Dominique Lavanant réveillent le monstre comique qui sommeillait en eux. Franche partie de n'importe quoi aux nombreux fous rires et étonnements, La Clinique de l'amour ! vaut tous les traitements de choc !