
Au coeur des quartiers pauvres de Jakarta, se trouve une citadelle imprenable dans laquelle se cache le plus dangereux trafiquant du pays. Une équipe de policiers d'élite est envoyée donner l'assaut lors d'un raid secret mené aux premières lueurs du jour. Mais grâce à ses indics, le baron de la drogue est déjà au courant et a eu amplement le temps de se préparer. A l'instant où le groupe d'intervention pénètre dans l'immeuble, le piège se referme. Les policiers vont devoir se battre étage après étage pour avoir une chance de survivre...

Après le succès de Merantau, son deuxième essai, le réalisateur gallois Gareth Evans poursuit son expérience en Indonésie avec The Raid, une véritable révolution dans le monde de l'action. Croisement virtuose du film de siège et de commando, porté de bout en bout par une mise en scène qui va droit à l'essentiel et des chorégraphies martiales jamais vues, The Raid est un pur survival urbain dont l'objectif est on ne peut plus clair : susciter des déferlantes d'adrénaline chez le spectateur. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que Gareth Evans et son équipe indonésienne se sont littéralement dépassés pour nous proposer « l'actioner martial » le plus jouissif de la décennie. Construisant son film tel un hallucinant jeu de massacre, le metteur en scène n'en oublie pas moins de traiter ses personnages avec sérieux, accordant une attention toute particulière à sa savoureuse galerie de méchants, l'époustouflant Yayan Ruhian en tête. Dopé par une radicalité jubilatoire, The Raid nous offre ainsi 90 minutes d'action captivantes et sans un seul temps mort. Un spectacle total qui donnera un sérieux coup de vieux à tout un pan du cinéma d'action.