
Isolée, mais riche en ressources pétrolières, la République du Wadiya, en Afrique du Nord, est dirigée d'une main de fer par l'Amiral Général Aladeen. Vouant une haine farouche à l'Occident, le dictateur a été nommé Leader Suprême à l'âge de 6 ans, après la mort prématurée de son père, tué dans un accident de chasse par 97 balles perdues et une grenade ! Depuis son accession au pouvoir absolu, Aladeen se fie aux conseils d'Oncle Tamir, à la fois Chef de la Police Secrète, Chef de la Sécurité et Pourvoyeur de Femmes. Malheureusement pour Aladeen et ses conseillers, les pays occidentaux commencent à s'intéresser de près à Wadiya...

Après Ali G, Borat et Brüno, trois aventures toujours plus ambitieuses dans le registre de la vanne qui tâche et du politiquement incorrect, le génial trublion Sacha Baron Cohen revient avec un film des plus provocateurs, toujours parfaitement en phase avec l'actualité. Avec The Dictator, l'artiste protéiforme a cependant renoncé à sa recette de faux reportage scandaleux pour adopter une narration plus conventionnelle, plus ample mais aussi plus apte à transmettre l'émotion. Fini donc les faux reportages et les caméras cachées. Réalisée, découpée et montée comme toute bonne comédie, The Dictator repose cette fois entièrement sur le talent de sa distribution pour nous plier en quatre de rire. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'emmené par le phénoménal Sacha Baron Cohen, Anna Faris, John C. Reilly, Megan Fox et rien de moins que Sir Ben Kingsley, ce long métrage s'avère aussi riche que férocement hilarant. On rit donc beaucoup et souvent des outrances de cet antihéros, prétexte idéal pour massacrer le politiquement correct tout en repoussant les limites de la liberté d'expression dans un contexte Hollywoodien où elles sont souvent plus étroites qu'on le croit. Une satire politique aussi drôle que cruelle pour une comédie d'actualité enlevée qui confirme allègrement le talent phénoménal de Sacha Baron Cohen.