
Jeunes mariés, Alex et Nancy trouvent enfin la maison de leur rêve : un superbe duplex en plein coeur de Brooklyn. Certes, il va falloir casser la tirelire, mais comment résister à ce petit bijou, la seule chose qui manquait à leur bonheur. Ils achètent donc cet appartement, le restaurent avec soin et l'aménagent avec goût. Mais ce nouveau nid d'amour abrite, au deuxième étage, une locataire qui fait partie des meubles : l'indélogeable Mrs. Connelly. Son âge avancé et son apparente mauvaise santé laissent espérer à Alex et Nancy que la présence gênante de cette vieille dame ne durera qu'un temps. Hélas pour eux, Mrs. Connelly est moins accommodante et fragile qu'escompté et ses continuelles exigences finissent par leur pourrir la vie. Alex et Nancy décident alors de réagir...

Quatorze ans après avoir réalisé La Guerre des Rose, Danny DeVito choisit de nouveau la maison familiale comme champ de bataille pour mettre en scène une comédie acide portée par deux acteurs complices, Ben Stiller et Drew Barrymore. Écrit par Larry Doyle, le scénario d'Un duplex pour trois s'inspire de la mésaventure bien réelle d'un avocat français qui acheta en viager un appartement occupé par une dame de 90 ans, une certaine Jeanne Calment. qui mourut un an après lui ! Une belle leçon de vie, directement liée à l'histoire de ce film qui passe efficacement de la satire sociale à l'affrontement entre générations. À grand renfort de gags décapants, Danny DeVito laisse ici éclater son goût pour le sadisme dans une comédie irrésistible qui permettait à la grande actrice de théâtre Eileen Essell, impériale en mamie fourbe qu'on adore détester, de faire des étincelles au cinéma.