
En 1509, le Dieu Arc emprisonna les diaboliques Gobelins grâce à sa flûte magique dans laquelle il devait souffler durant 3000 jours. Néanmoins suite à une erreur, leur prison fut ouverte le 2999eme jour libérant ainsi les dangereuses créatures. Le Dieu Arc mourût et sa flûte tant convoitée tomba alors dans les mains du jeune sorcier prodige Woochi. Mais suite à un maléfice, ce dernier se retrouva piégé dans une peinture. 500 ans plus tard, un trio de magiciens taoïste le libère pour lutter contre les gobelins qui menacent la vie sur Terre. Woochi est alors projeté dans le temps et arrive en 2009 en plein Séoul. Cependant il n'a pas l'âme d'un héros et préfère découvrir le nouveau monde ou courir des filles plutôt que de combattre les gobelins !

Cet énorme succès au box-office coréen renouvelle avec une inventivité folle et un humour permanent le genre fantastique. Sorciers, divinités et rites incantatoires taoïstes font ici partie intégrante d'un long métrage aussi féérique que dépaysant qui distille à l'envi ses combats maîtrisés et son suspens sans pourtant se prendre au sérieux une seule minute. Livrant avec cette fresque aux décors splendides une oeuvre drôle, rythmée et sympathique en diable, le réalisateur Dong-hun Choi signe sans contestation possible le film de fantasy coréen par excellence. Une sorte de Robin des bois savamment relevé à la sauce locale, qui ravira aussi bien les novices, que les inconditionnels d'un cinéma asiatique efficace et décomplexé.