
David Pelame a la quarantaine. Il est marié à Christine depuis assez longtemps pour avoir oublié qu'ils s'aimaient autrefois. Il a deux enfants avec qui la communication se fait de plus en plus rare. Professionnellement, David n'est jamais devenu le grand avocat associé d'un cabinet de renom qu'il rêvait d'être mais plutôt un simple gratte-papier qui excelle dans les tâches les plus rébarbatives. Bref, la vie de David ne fait pas rêver. Si on avait un conseil à lui donner ? Ce serait qu'il se ressaisisse. C'est ce qu'il va faire, en découvrant, le soir de Noël, une valise pleine de cocaïne et un téléphone croulant sous les appels de clients...

Réalisateur de publicités, Alexandre Coffre se lance dans le cinéma en adaptant une nouvelle de l'écrivain britannique Matthew Kneale intitulée « Poudre ». Pour l'occasion, il réunit à l'écran deux comédiens irrésistibles qui forment un couple aussi détonant que délicieusement mal assorti : le Belge François Damiens, hilarant en avocat raté prêt à tout pour prendre sa revanche sociale, et la belle Pascale Arbillot qui trouve ici un espace idéal pour déployer son formidable talent d'actrice. Soutenu par des seconds rôles très convaincants, Laurent Lafitte, Didier Flamand et Gilles Cohen en tête, le tandem donne ainsi toute sa bonne humeur à une comédie familiale grinçante et amorale qui ne fait jamais dans la demi-mesure. Une comédie qui joue habilement la carte du social avant tout, dressant le triste portrait de ce couple de la classe moyenne à la dérive. Scénario intelligent, finesse d'écriture des personnages, dialogues ciselés, quiproquos poilants... Une pure affaire est un vrai petit coup de chaud dans le paysage de la comédie française. Un premier film jubilatoire.