
Gab a une vie rangée : une fiancée, un mariage en préparation, une famille aisée. Leïla ne s'autorise pas à vivre la sienne : des études de droit, un petit frère turbulent, une maman partie trop tôt... Alors lorsque Gab renverse le petit frère de Leïla, c'est le choc des mondes et le début d'une grande histoire d'amour qui va se heurter violemment à la réalité. Tina, la plus proche confidente de Leïla, est sans papiers, sous la menace d'une reconduite à la frontière, et se fait arrêter. Alors que le monde de Leïla s'effondre, Gab est prêt à tout pour elle, même à s'opposer à son père, préfet de police. Et qui a dit que rien n'était impossible tant qu'on a de l'amour ?

Pour ce nouvel opus après le succès de son premier long métrage Regarde-moi, la réalisatrice Audrey Estrougo a convoqué à l'écran un casting aussi jeune qu'attirant, et signe une réjouissante comédie musicale qui flirte impeccablement avec l'air du temps. Apportant enfin un peu de couleur dans le paysage cinématographique hexagonal, sans hésiter à aborder avec légèreté des sujets aussi brûlants que l'intégration ou les sans-papiers, Toi, moi, les autres tisse ainsi au fil des plans un savant mélange des genres. En tête de la distribution, le tandem formé par Leïla Bekhti et Benjamin Siksou fait littéralement des étincelles, et se voit toujours habilement soutenu par la présence lumineuse des comédiens Cécile Cassel, Marie-Sohna Condé ou Chantal Lauby, jamais en reste pour nous émouvoir aux larmes. Un conte social et musical réussi, assumant parfaitement son objectif de divertissement décomplexé pour le plus grand plaisir des spectateurs, toutes générations confondues.