
Les élèves d'une école d'une petite ville voient la venue d'une institutrice remplaçante qui souhaite entraîner sa classe dans un mystérieux concours organisé à Paris. Mais quelque chose cloche avec l'enseignante ! Comment arrive-t-elle à lire dans leurs pensées ? Comment parvient-elle à manipuler si brillamment leurs parents en leurs faisant croire qu'elle est parfaite, alors que toute la classe la compare plutôt à un véritable cauchemar. Son secret ? Il semblerait qu'elle vienne d'une autre planète...

Des les premières images de son long métrage, le cinéaste Ole Bornedal prévient ses spectateurs : nous ne sommes pas ici dans un film horrifique au sens strict mais bien dans un conte métaphorique destiné aux adultes. Lorgnant ouvertement du côté du cinéma fantastique des années 80, le réalisateur danois livre un film éminemment multiple qui, entre drame familial, comédie fantastique, film de science-fiction et d'aventure s'avère très touchant par ses intentions et sa spontanéité. Car à travers l'intrigue de cette extraterrestre débarquée sur Terre, c'est avant tout l'histoire d'un ado qui n'arrive ni à faire le deuil de sa mère ni le deuil de son enfance qui nous est ici contée. Sobre et juste dans son approche du problème The Substitute fait mouche, porté par la performance impeccable de son jeune casting et des comédiens Paprika Steen et Ulrich Thomsen. Un surprenant conte initiatique, préférant le fantastique aux débordements de guimauve, pour susciter des émotions fortes et vraies.