
Début des années 1980. En Grande-Bretagne, le chômage atteint des taux record, les villes sont délabrées. Danny, ouvrier à l'usine, a peur d'affronter la vie. Son couple n'existe plus et le temps passé avec ses filles se limite à une heure de temps à autre. Au bord de la dépression nerveuse, il décide de réagir. Il sympathise avec un groupe de videurs de boîte de nuit qu'il rencontre au sein du club de boxe dans lequel il s'est inscrit. Louis, Sparky et Rob l'acceptent tout de suite et lui redonnent confiance. Entraîné dans leur univers, il se retrouve lié au parrain du milieu local et plonge alors dans un monde de violence et de perdition.

Libre adaptation de l'ouvrage autobiographique du scénariste Geoff Thompson, The Club nous plonge au coeur du monde interlope de la nuit et de ses gardiens à la redoutable réputation : les videurs. Construit tel un récit d'apprentissage, ce premier long métrage du cinéaste Neil Thompson retrace le parcours tourmenté d'un ancien du métier, campé par le troublant comédien Mel Raido exprime à l'écran la fureur destructrice comme la tendresse la plus émouvante. Sans cesse rehaussé par un travail de reconstitution soigné, tant au niveau vestimentaire que musical, et porté par un casting de « tronches » parfaitement authentiques, The Club ressuscite cette époque trouble de l'Angleterre dans un polar noir qui traite frontalement de sujets toujours d'actualité : le chômage, la pauvreté et la drogue.