
Avec Devil's Fire, le réalisateur Charles Burnett signe un film en forme d'introspection, un retour sur sa jeunesse bercée par la musique. Enfant, il vécût entre Los Angeles et les rives du Mississippi, naturellement accompagné par le Blues, cette musique adorée de sa mère et déclarée diabolique par sa grand-mère. Réunissant fiction et images documentaires, son film prend la forme d'une fable sur l'opposition entre les accords célestes du Gospel et la complainte diabolique du Blues, une histoire faite d'humour, d'ironie et une belle réflexion sur la condition humaine.