
Après Roger et moi, où le réalisateur tentait de retrouver le PDG de General Motors qui venait de fermer une série d'usines, The Big One est un tour d'Amérique à la recherche de patrons de grandes sociétés qui affichent des bénéfices records, mais où le travail est de plus en plus précaire. Le réalisateur aura bien du mal à rencontrer les PDG, toujours indisponibles. Il trouvera finalement un interlocuteur, Phil Knight, le PDG de Nike, l'une des sociétés américaines les plus prospères. Mais la rencontre sera une surprise pour l'un et pour l'autre.

Avec ce long-métrage, Michael Moore continue de s'attaquer avec la même fougue cynique aux grands patrons de multinationales. On en sortira donc forcément révoltés et émus par le manque d'humanité d'une société gouvernée par l'ultralibéralisme. Et si l'on peut, comme toujours chez Michael Moore, contester l'objectivité des propos, on ne pourra nier une fois de plus l'efficacité de son combat porté à l'écran. Plus qu'un documentaire, ce petit bijou de l'agit-prop, armé d'un rythme trépidant, met une nouvelle fois en scène la croisade de Michael Moore, parti en guerre contre le capitalisme voyou.