
Frank D'Arbo, chômeur désespéré, découvre que son ex-femme a succombé aux charmes d'un dealer. Il décide de devenir un super héros... Mais il n'a pas de super-pouvoirs. Aidé par Boltie, une employée d'une boutique de comics et armé d'une clé à molette, il va combattre le crime.

Entre les longs métrages Kick-Ass, Scott Pilgrim ou encore Green Hornet, on peut dire que le cinéma hollywoodien n'a pas été avare ces derniers temps en terme de parodies de films de super-héros. Avec Super, le réalisateur James Gunn tente à son tour l'aventure. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le cinéaste a su trousser son long métrage avec un amour du genre des plus rafraichissants. Car si l'esprit volontairement cheap ou « carton-pâte » du long métrage sert à merveille un second degré féroce, suscitant à l'envi les rires en cascade, il n'empêche en rien une douce mélancolie de poindre au fil des plans. Campé par l'excellent comédien Rainn Wilson, ce personnage de looser sympathique permet ainsi au cinéaste d'aborder sans en avoir l'air des questions aussi douloureuses que l'amour perdu, le viol ou la toxicomanie et ce, sans jamais sombrer dans l'écueil du pathos. Egalement dynamité par la présence au casting de l'irrésistible Ellen Page et du comédien Kevin Bacon tel qu'on l'adore, cette délicieuse parodie se moque gentiment la culture geek pour mieux dézinguer intelligemment la figure du justicier. Que demander de plus ?