
Les temps sont durs à St Trinian's, fameuse institution anglaise pour jeunes filles. Non seulement la banque menace de fermer l'établissement mais la doctrine peu orthodoxe de la directrice, Camilla Fritton, laissant la part belle à la liberté d'expression et l'émancipation, est également sous la menace du nouveau ministre de l'éducation. Bien décidé à faire de St Trinian's un exemple, il souhaite y rétablir l'ordre et la discipline. Affolées à l'idée de se retrouver dans un univers bien plus strict et traditionnel, toutes les élèves décident de déployer tous les moyens possibles pour se procurer l'argent qui sauvera St Trinian's...

Bande dessinée très populaire en Angleterre, créée par le dessinateur Ronald Searle dans les années 40, St Trinian's a déjà été portée à l'écran en 1954 avec The Belles of St. Trinian's qui connaîtra d'ailleurs quatre suites. Plus de cinquante ans après la première adaptation, les réalisateurs Oliver Parker et Barnaby Thompson proposent donc une relecture des aventures de cet établissement scolaire aux moeurs un peu déjantées avec un film bien ancré dans notre époque. Une comédie drôle et truffée de références qui, en pur produit de la pop culture british, est servie par une mise en scène très rock et de jeunes comédiennes bien délurées, Gemma Arterton et Juno Temple en tête. Comme dans la version originale, les rôles de la directrice et de son frère jumeau sont interprétés par le même acteur, ici Rupert Everett, tandis que Colin Firth prend les traits du ministre de l'Éducation. Parmi les enseignants, on appréciera particulièrement les cours dispensés par le comique Russell Brand ou ceux de la sublime Caterina Murino dans un film qui, après avoir remporté un énorme succès en Grande-Bretagne, a donné lieu à une suite sortie en 2009.