
Tonny, un petit criminel de Copenhague, sort de prison et retourne au garage qui sert de couverture à Smeden, son père dit "Le Duc", qui règne avec brutalité sur un gang. Pour montrer sa bonne volonté, Tonny vole une Ferrari, mais son initiative est accueillie avec colère par son père, qui lui reproche d'avoir agi stupidement.En même temps qu'il subit les humiliations paternelles, Tonny apprend qu'il a eu un fils. Il n'y croit pas au début, mais finit par se prendre d'affection pour un bébé que sa mère néglige. Pour gagner un peu d'argent, Tonny s'associe avec un gangster dont la bêtise lui a valu le surnom de "Kurt-le-con". Comme par hasard, le plan de Kurt échoue. Pour gagner du temps et faire croire qu'il a été victime d'un racket, Kurt demande à Tonny de lui tirer uneballe dans le bras et de vandaliser son appartement...

Après nous avoir régalés d'un premier long métrage jouissif, le cinéaste danois Nicolas Winding Refn livre un second volet à sa trilogie Pusher. Et pour cette nouvelle immersion dans les bas-fonds de Copenhague, le réalisateur, qui n'a rien perdu de son mordant ni de son humour corrosif, use à merveille d'une mise en scène coup-de-poing rehaussée d'une distribution hors-normes. Mêlant d'authentiques truands, devenus acteurs pour l'occasion, à des vedettes comme les comédiens Mads Mikkelsen et Zlatko Buric, Pusher 2 réussit l'exploit d'allier l'authenticité du documentaire à l'énergie du film de genre. Se montrant toujours à la hauteur de ses ambitions comme de nos attentes, ce tournant de la saga constitue sans conteste l'une des plus belles réussites actuelles du film de gangsters. Aussi, que vous soyez inconditionnels du genre ou simplement curieux, ne passez pas à côté de cette perle noire venue du Nord.