
A 500 kilomètres au sud de Vientiane, capitale du Laos. Un gamin vient de mourir en manipulant une bombe à sous-munitions. Qui a tué cet enfant ? L'inconscience meurtrière ou la conscience perverse qui prévaut à l'utilisation de ces mines antipersonnel, de ces bombes à sous-munitions, d'où viennent-elles ? Des officiers d'armée, des patrons de l'armement aux USA, des avocats ? Qui doit payer ces dommages de guerre ? Comment et qui doit réparer ? Qui sont les responsables de cette pollution planétaire ? Car de nombreux pays en Asie, en Amérique du Sud, en Afrique sub-saharienne ainsi qu'en Europe, subissent le même cauchemar. C'est l'objet de cette enquête exigeante et bouleversante. Des questions simples en apparences, mais qui dérangent et appellent une réponse.

Cinq ans après Les Armes de la honte, hommage poignant aux victimes des mines antipersonnel, Philippe Cosson poursuit son combat avec Pluie du diable, un documentaire à charge contre les bombes à sous munitions. Visages détruits, membres arrachés ou vies brisées, les ravages de ces engins explosifs à retardement continuent aujourd'hui encore de déchirer des régions entières du globe. Le réalisateur tente ici de faire la lumière sur cette inconscience meurtrière des gouvernants, que le traité d'Oslo, signé par 98 états mais ratifié par seulement 17, aurait dû définitivement résoudre. Témoignages de victimes et d'experts viennent, chiffres à l'appui, confirmer l'urgence d'une prise de conscience suivie d'effets, complétant avec force cette enquête rigoureuse qui permet une pleine compréhension des tenants et aboutissants du problème dans un documentaire indispensable.