
Royaume de France, 1550, en Bretagne. Philibert, robuste gaillard d'une vingtaine d'années, fils aîné d'un cultivateur d'artichauts, se démarque des autres garçons du village. Idéaliste, candide, il se prédit un avenir glorieux dans l'artichaut et préserve sa virginité pour celle qu'il ne connaît pas encore mais que Dieu lui destine. Avant de trépasser, son père lui apprend qu'il n'est pas son vrai père. Celui-ci était un gentilhomme, Fulgence Bérendourt de Saint-Avoise, lâchement assassiné par un Bourguignon avec une tache de vin en forme de rose dans le cou. Sa besace remplie d'idéaux et d'artichauts, Philibert quitte son village et galope vers la Bourgogne, accompagné de Martin son valet un peu fourbe...

Pour son premier long métrage cinématographique, le réalisateur Sylvain Fusée livre un pastiche croustillant des films de cape et d'épée. Épaulé par le scénariste Jean-François Halin, auteur des opus OSS 117 avec Jean Dujardin, ce metteur en scène à qui l'on doit des sketches pour Les Guignols de l'info ou encore Groland rend un authentique hommage au genre. Dialogues ciselés, scènes de combat convaincantes, Philibert ne manque pas de rythme. Côté casting, Jérémie Renier, dans le rôle-titre, et Manu Payet forment un duo aussi drôle qu'attachant dans une parodie sincère et généreuse. Une délicieuse relecture d'un genre passé aux oubliettes.