
En ratant son suicide dans un coin de forêt isolé, une jeune infirmière blesse grièvement un adolescent d'une balle perdue. Panique, culpabilité. Après s'être enfuie, le premier réflexe de
Frédérique est de se dénoncer. Mais personne ne l'a vue. Dans les minutes qui suivent, Marco est admis aux urgences de l'hôpital où elle travaille. Elle va être obligée de s'occuper de lui. Mis sur la piste par les indices que la jeune femme sème à son attention, Marco, rebelle et révolté, va peu à peu découvrir l'impensable : celle qui le soigne est aussi celle qui lui a tiré dessus.

C'est au coeur du Jura, dans une petite ville frontalière au décor idyllique, que la réalisatrice Jeanne Waltz a choisit de situer la crise existentielle de son héroïne. Portrait d'une renaissance, Pas douce est un authentique parcours du combattant. Un voyage intérieur et complexe qui nous transporte de la faute à l'aveu, avant d'entamer la reconstruction nécessaire. Un itinéraire psychologique que la cinéaste illustre à l'écran par les comportements extrêmes de ses personnages, magistralement campés par le comédien Steven Pinheiro de Almeida et l'actrice Isild Le Besco, qui compose ici une femme ambigüe dont la violence et la tendresse transcendent cette fable contemporaine. Une étude psychologique faite de violence et d'espoir qui conjugue habilement mélancolie, humour et émotion.