
Égypte, 1955, le Caire est un véritable nid d'espions. Tout le monde se méfie de tout le monde, tout le monde complote contre tout le monde : Anglais, Français, Soviétiques, la famille du Roi déchu Farouk qui veut retrouver son trône, les Aigles de Kheops, secte religieuse qui veut prendre le pouvoir. Le Président de la République Française, Monsieur René Coty, envoie son arme maîtresse mettre de l'ordre dans cette cité au bord du chaos : Hubert Bonisseur de la Bath, dit OSS 117.

OSS 117, alias Hubert Bonisseur de la Bath est élégant, séducteur et redoutable en combat rapproché. Mais il est aussi misogyne, pas très diplomate, xénophobe et pas franchement malin. OSS 117 ou quand le metteur en scène Michel Hazanavicius joue sur l'ambivalence d'un anti héros franchouillard, qui désarçonne ses adversaires comme les spectateurs, écroulés eux aussi, mais de rire ! A ce petit jeu-là, l'acteur Jean Dujardin excelle dans un long métrage où l'on retrouve tous les clichés des films d'espionnages des années 60 pour un pastiche réussi des livres de Jean Bruce, réalisé par un spécialiste de l'humour décalé et auteur du cultissime Grand détournement.