
Syracuse, un pêcheur irlandais, découvre un jour dans son filet une femme prénommée Ondine, dont il est persuadé qu'il s'agit d'une sirène. Au fur et à mesure qu'Ondine s'intègre dans la communauté, plusieurs théories émergent quant à sa nature, tandis que Syracuse commence à tomber amoureux d'elle.

Thème on ne peut plus classique des contes de fées et du fantastique, la romance entre un être humain et une sirène n'a paradoxalement été que peu traitée au cinéma. Avec Ondine, le réalisateur d'Entretien avec un vampire et The Crying Game, Neil Jordan, s'attaque pourtant brillement à ce sujet glissant en prenant le parti d'une fable contemporaine et sociale. Tissant un récit à l'esthétique envoûtante, emmené par la prestation des comédiens Colin Farrell, Alicja Bachleda et de la jeune Alison Barry, le cinéaste renoue brillement avec un de ses sujets de prédilection, à savoir l'introduction d'un élément féminin comme révélateur d'une certaine réalité sociale. Naviguant à ravir, au fil de plans superbes, entre romance sensible et thriller mystique, Ondine offre ainsi un spectacle rare, aussi attachant que poétique. Une agréable bouffée d'optimisme venue tout droit d'Outre-manche.