
Dans un futur proche, la Terre a été ravagée par une grande guerre entre les hommes et les puissantes machines qu'ils avaient créées. Sachant l'humanité condamnée, un scientifique crée 9 petites créatures, fragiles et sans défense, à partir d'objets divers ramassés dans les décombres. Incapables de s'opposer aux machines, ils ont formé une petite communauté survivant au jour le jour. Mais le dernier-né de cette famille, le Numéro 9, a une mission. Il détient en lui la clé de leur survie et devra convaincre ses camarades de quitter leur refuge de fortune pour s'aventurer au coeur du royaume des machines. Ce qu'ils vont découvrir en chemin représente peut-être le dernier espoir de l'Humanité...

Avec Numéro 9, le réalisateur Shane Acker nous invite à partager une incroyable aventure en nous plongeant la tête la première dans son incroyable univers visuel et sonore. Entre noirceur et poésie baroque, Numéro 9 s'inscrit dans la droite ligne de la filmographie de Tim Burton, ici producteur, et parvient sans aucun effet de manche à rendre palpable ce monde aussi fascinant que désolé. Distillant une tension permanente, Shane Acker dynamite son récit à grand renfort de scènes d'action époustouflantes. Un long métrage haletant qui étonne à chaque plan par la précision infinie de son animation et son sens inné du détail. Sublimé par un travail magistral sur les couleurs et les textures, Numéro 9 a en effet de quoi rendre vert de jalousie les plus grands studios. Quant aux personnages, à la fois gauches et courageux, l'émotion qu'ils dégagent à chaque instant nous ferait presque oublier les prouesses techniques nécessaires à leur animation pour un petit bijou qui ne se réserve pas aux plus jeunes.