
Juillet 1976, année de la canicule. Claude, juif d'Algérie arrivé en France quinze ans plus tôt, emmène sa jeune femme Isabelle, ses deux garçons et sa belle mère en Bretagne. C'est Isabelle, ayant pris Claude en flagrant délit d'adultère, qui a choisi pour les vacances le petit village où elle est née. Dès le lendemain de leur arrivée, Bernard et Bernadette, Jacky et Marie-France, deux couples d'amis, les y rejoignent. Au Rocher Abraham, ils sont accueillis avec méfiance par les autochtones à l'accent rugueux comme leurs mains...

Pour son troisième long métrage, le comédien et réalisateur Philippe Lellouche s'est une fois de plus mis en scène entouré de ses proches afin de nous livrer un savoureux film de copains ressuscitant à l'écran l'ambiance caniculaire de l'été 1976. Entre premières amourettes et sentiment filiaux, Philippe Lellouche nous propulse au coeur d'une authentique parenthèse enchantée, à travers les yeux admiratifs d'un jeune bambin qui pose sur tous ces adultes réunis un regard aussi tendre que caustique. Convoquant ses camarades de jeu que sont Julie Gayet, Gérard Darmon, Vanessa Demouy, Christian Vadim et l'inénarrable Bruno Lochet, Philipe Lellouche complète lui-même, dans le rôle principal, une distribution chorale aussi ad hoc que réjouissante. Emaillé de dialogues éminemment savoureux et traversé en permanence d'une fibre autobiographique touchante, Nos plus belles vacances constitue une tranche de vie délicieusement seventies ainsi qu'un lumineux tableau estival. Un vrai film de potes comme on aimerait en voir fleurir plus souvent sur nos écrans.