
Sarah, jeune américaine étudiant l'art à Rome, ouvre malencontreusement une urne maléfique, d'où s'échappe la pire sorcière de tous les temps. Les sorcières du monde entier se rendent alors à Rome pour rendre hommage à leur chef, tandis que Sarah use de son pouvoir psychique pour tenter de contrecarrer les plans de la sorcière...

Après une attente de près de 27 ans, le réalisateur Dario Argento clôt finalement sa cultissime trilogie des trois mères, débutée avec l'excellent long métrage Suspiria et poursuivie avec l'inquiétant Inferno. Sorti en salles en 2007, Mother of Tears, qui avait quelque peu dérouté les fans, tranche radicalement avec les deux premiers opus de la saga. Si les éclairages kaléidoscopiques et un scénario ténu caractérisaient les deux premiers volets, c'est tout le contraire pour ce dernier segment qui déploie dans une certaine sobriété son scénario complexe. Multipliant les décors, les personnages et les rebondissements à un train d'enfer, Mother of Tears constitue ainsi, du point de vue technique, l'oeuvre la plus ambitieuse du metteur en scène italien. Une excellente conclusion à la trilogie des trois mères, habitée de bout en bout part l'interprétation en apesanteur de la fille du cinéaste, la comédienne Asia Argento.