
Au XVIIe siècle. Profitant de l'absence de son mari, une aristocrate engage un peintre, Mr. Neville, pour immortaliser son domaine. En dédommagement, elle lui offre la totale jouissance de son corps. L'artiste découvrira trop tard les buts secrets de cet agréable contrat...

Deux ans après The Falls, un premier long métrage déjà porteur d'un ton et d'une originalité hors normes, le cinéaste britannique Peter Greenaway est révélé au niveau international avec Meurtre dans un jardin anglais. Thriller ludique et sophistiqué, brillant et surréaliste, ce drame érotique sur fond d'art pictural permet à son auteur, peintre de formation, de disserter sur la place de l'artiste dans la société. Ici, l'ironique et talentueux Mr. Neville, interprété par l'acteur Anthony Higgins (Max mon amour), se débat dans un monde d'apparence et de non-dits qui n'est pas le sien, sans se douter du piège qui se referme peu à peu sur lui. Porté par une musique sublime signée Michael Nyman, Meurtre dans un jardin anglais brode ainsi une satire d'une aristocratie en fin de règne, opposant la classe dominante à l'artiste dans une oeuvre esthétique à la mise en scène raffinée. Un objet fascinant et déroutant, dont chaque vision donne une nouvelle grille de lecture.