
France, ouvrière, vit dans le nord de la France, à Dunkerque avec ses trois filles.
Son ancienne usine a fermé et tous ses collègues se retrouvent comme elle au chômage. Elle décide de partir à Paris pour trouver un nouveau travail. Elle va trouver un stage pour devenir femme de ménage. Assez rapidement, elle se fait engager chez un homme qui vit dans un univers radicalement différent du sien. Cet homme, Steve est un trader qui a réussi, il travaille entre la City de Londres et le quartier de la Défense à Paris. Les deux individus vont se côtoyer. Cette ouvrière va découvrir les gens qui vivent dans le luxe. Elle va finir par découvrir que cet homme, fort séduisant et sympathique, est en partie responsable de la faillite de son ancienne entreprise.

Avec Ma part du gâteau, le réalisateur Cédric Klapisch lorgne ouvertement du côté du cinéma de Ken Loach, auquel il emprunte toujours avec intelligence, son propos aussi social qu'engagé. Mais à la différence du réalisateur britannique, Cédric Klapisch signe ici un authentique conte moderne préférant jouer la carte de l'irréalisme pour mieux parler d'une douloureuse réalité économique. Une volonté affichée de sortir ainsi des rails du cinéma hexagonal et de son habituel microcosme bourgeois, qui se traduit également par un habile mélange des genres, télescopant pour notre plus grand bonheur fable anticapitaliste, authentique comédie romantique et thriller haletant. Talentueusement emmené par les comédiens Karin Viard et Gilles Lellouche, qui défend comme un beau diable son rôle de trader sans foi ni loi, ce nouvel opus du réalisateur Cédric Klapisch privilégie avant tout la dimension humaine, parvenant ainsi sans peine à nous toucher en plein coeur et à nous arracher autant de larmes de rires que d'émotion.