
Johan et les siens sont des mennonites du nord du Mexique. En contradiction avec la loi de Dieu et des hommes, Johan, marié et père de famille, tombe amoureux d'une autre femme. Ne parvenant pas à faire un choix entre les deux femmes, il se confie à son meilleur ami et à son père...

Avec Lumière silencieuse, son troisième long métrage, le cinéaste mexicain Carlos Reygadas faisait sensation au Festival de Cannes 2007 et remportait le Prix du Jury (ex aequo avec Persepolis). En abordant le thème universel de l'adultère au sein de la communauté religieuse des mennonites (descendants de dissidents protestants hollandais et allemands), le metteur en scène ose une approche mystique de l'amour et du péché. Il propose une relecture de l'Ordet de Carl Theodor Dreyer, drame de 1955 sur la foi et le miracle, et se place ainsi dans un cinéma de patience et de beauté directement hérité du réalisateur danois. Premier film tourné en plautdietsch, un dialecte utilisé par les mennonites, Lumière silencieuse fascine et déroute à la fois.