
Une jeune femme arrive dans un aéroport. Elle ignore ce qu'elle fait là. Elle a tout oublié, ne sait pas qui elle est, ni d'où elle vient. Elle rencontre par hasard un chanteur et lui demande de l'aide. Il la fuit, mais elle s'accroche et ne pense qu'à son avenir avec lui. Peu à peu, il se laisse émouvoir. Ils passent finalement toute une nuit ensemble, font connaissance et tombent amoureux. Mais il est obligé de renoncer à elle. Il abandonne la jeune femme qui veut mourir. Elle se réfugie dans ses rêves pour échapper à la réalité et à son passé. C'est là que l'histoire se complique... Où s'arrête le réel, où commence l'imaginaire ?

C'est avec Love Me que la réalisatrice Laetitia Masson clôt son triptyque ayant pour héroïne la très touchante Sandrine Kiberlain. Après avoir traité le travail dans En avoir (ou pas) - film pour lequel Sandrine Kiberlain a reçu le César du meilleur espoir féminin - et l'argent dans A vendre, la cinéaste centre ce troisième opus sur l'amour. Tantôt onirique, tantôt obscure, cette oeuvre située entre le rêve et la réalité est également une exploration de la mythologie du rock'n'roll, qui ne pouvait être incarnée que par Johnny Hallyday, très juste en vieux rocker sur le déclin. Un film déroutant et émouvant, où l'on retrouve également les comédiens Jean-François Stévenin, Julie Depardieu, Elie Semoun ou encore l'acteur britannique Julian Sands (Leaving Las Vegas).