
Mike Flaherty a de plus en plus de mal à subvenir aux besoins de sa famille et le fait qu'avec ses meilleurs amis, il entraîne une équipe de lutte au lycée ne suffit plus à le distraire. Lorsqu'il a l'occasion de devenir le tuteur d'un vieil homme incapable de se rendre compte que quelqu'un se renfloue avec son argent, Mike pense entrevoir une solution à ses problèmes. Et quand dans son club, il voit arriver un jeune prodige sportif qui va en plus s'attacher à sa famille, il se dit que c'est une chance. Pourtant, Mike va vite se rendre compte qu'une mauvaise décision, une belle rencontre et le hasard peuvent se combiner pour ne rien lui épargner...

Après The Station Agent en 2003 et The Visitor en 2008, le réalisateur Thomas McCarthy signe Les Winners. Pour l'occasion, il livre une authentique fable contemporaine qui, en s'inscrivant pleinement dans la veine du cinéma indépendant américain, émeut autant qu'elle nous faire rire aux larmes. Dopé par l'interprétation réjouissante des comédiens Amy Ryan, Bobby Cannavale et Paul Giamatti, particulièrement poignant en nounours exténué, ce récit de Thomas McCarthy se montre ainsi à la hauteur de ses précédents opus. Restituant avec finesse les impasses auxquelles conduisent notre mode de vie capitaliste, le metteur en scène porte un regard tendre sur ses personnages ordinaires et presque marginaux, brossant ainsi par petites touches tragi-comiques une saisissante métaphore sur la violence de la vie. Un film gorgé de second degré, de comique de situation et de dialogues bien sentis, dont vous ressortirez forcément gonflé à bloc et doté d'un moral d'acier.