
Entre son occupation d'homme d'affaires, son héritage et ses propriétés, le comte Zaroff mène une vie enviable, mais isolée. Et pour cause, ne se suffisant pas de cette aisance, il est profondément tiraillé par des penchants sadiques, hérités eux aussi de ses ancêtres. Son majordome, Karl, veille cependant au bien-être du comte et lui fournit de jeunes victimes que celui-ci se plaît à chasser à travers le domaine. Effrayé par ses propres pulsions, Zaroff est de plus hanté par Anne de Boisreyvault, la précédente occupante du manoir, qui a trouvé la mort dans d'étranges circonstances...

À la fois scénariste, réalisateur et acteur de ce long métrage fantastique, Michel Lemoine signe avec Les Week-ends maléfiques du comte Zaroff un petit bijou du cinéma bis. Inspiré par le maître de l'horreur italienne Jess Franco, le cinéaste français ayant côtoyé des noms aussi illustres que Jean Cocteau, Sacha Guitry ou Colette aborde ici le genre horrifique armé d'un enthousiasme évident. Le résultat est un Objet Filmique Non Identifié, mêlant sans complexe érotisme et fantastique. Une oeuvre baroque, sans cesse traversée par des figures emblématiques du genre, tels que les comédiens Howard Vernon, Joëlle Coeur, Nathalie Zeiger ou Robert Icart pour un fleuron de la série Z, rempli d'invraisemblances, de dialogues délirants, d'horreur et d'actrices très déshabillées.