
Alors que s'annonce la fin du monde, Robinson Laborde se remet peu à peu de l'échec d'une aventure sentimentale pour laquelle il s'était décidé à quitter sa femme. Malgré l'imminence du désastre, et peut-être pour mieux y faire face, il s'élance dans une véritable odyssée amoureuse qui l'entraîne sur les routes de France et d'Espagne.

Que reste-t-il quand tout s'effondre ? C'est la question que posent avec ironie les frères Arnaud et Jean-Marie Larrieu dans ce quatrième long métrage, déployant une vision de l'Apocalypse pour le moins étonnante. A l'opposé de l'imagerie hollywoodienne du jugement denier, le tandem de cinéastes nous livre ici un film au réalisme inquiétant qui, entre humour noir et onirisme, attentats terroristes et pandémie mondiale, lance comme un avertissement à nos sociétés contemporaines. Mais Les Derniers jours du monde utilise ce décor inquiétant pour ce qu'il est, à savoir une simple toile de fond, laissant libre cours aux tribulations existentielles et sexuelles de ses personnages, campés par les comédiennes Karin Viard, Catherine Frot et un Mathieu Amalric irrésistible. Une vision surprenante de la fin du monde, aussi sensuelle que débridée.