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LES ASSASSINS DE L'ORDRE

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L'histoire

Bernard Level, juge dans une petite ville de province, se voit confier l'instruction d'une affaire délicate. Un homme soupçonné d'un délit mineur est décédé au commissariat, à l'issue de son interrogatoire par le commissaire et deux de ses inspecteurs. Au terme de son instruction, Level finit par inculper les policiers. Dès cet instant, toutes sortes de pressions sont exercées sur lui...

A propos du film

Peu de temps après les événements de mai 68, le réalisateur Marcel Carné s'attaque à un sujet brûlant en adaptant un roman de l'écrivain et chroniqueur judiciaire Jean Laborde qui couvrit, entre autres, les célèbres affaires Marie Besnard et Dominici. Tiré d'un fait réel, Les Assassins de l'ordre nous plonge ainsi au coeur des rouages du système judiciaire français pour suivre l'enquête minutieuse d'un juge intègre, magistralement interprété par Jacques Brel qui tient là l'un de ses meilleurs rôles. Les acteurs Michael Lonsdale, d'une courtoisie inquiétante, Charles Denner en avocat du diable, et Catherine Rouvel, prostituée sans peur et sans reproche, complètent le casting de ce drame sincère et poignant au scénario solide, qui s'inscrit dans la lignée des films polémiques et politiques d'Yves Boisset ou d'André Cayatte. Oeuvre engagée et trop méconnue d'un metteur en scène unique, Les Assassins de l'ordre condamne avec force les méthodes policières dans un film aussi palpitant qu'intelligent, récompensé au Festival de Moscou en 1971. Une réflexion pertinente et toujours d'actualité qui a le mérite d'éveiller les consciences.

  • Par Navarre40 le 27/12/2011
  • Relent d'actualité.

Dans ce film idéaliste et fataliste,voir cynique,on retrouve un Jacques Brel perfaitement convaincant dans son rôle de juge.On notera un savoureux dialogue entre Jean-Roger Caussimon et Jacques Brel où les chanteurs donnent la mesure de leur talent d'acteurs. Un bémol toutefois pour la "tirade" du juge Lebel (Jacques Brel)lors du procés. Il y a là un manque de vraissemblance quand le juge se lance dans des considérations généreuses et globales sur les rapports entre la force et la justice. Cependant ces propos donnent à ce film déja ancien un relent d'actualité qui le laisse au goût du jour.