
Un tueur professionnel, Jeff Costello, dit le Samouraï, est engagé pour tuer le patron d'une boîte de nuit. Après le meurtre, Jeff est arrêté par la police. Malgré la présence de témoins, il est relâché le lendemain faute de preuve. En apprenant l'arrestation de Jeff, les commanditaires du meurtre s'affolent et décident de le faire tuer à son tour...

Oeuvre référence de l'âge d'or du film noir à la française, Le Samouraï condense à lui seul toutes les caractéristiques stylistiques du maître du genre Jean-Pierre Melville, dont se réclament ou s'inspirent encore aujourd'hui de grands cinéastes comme Quentin Tarantino, Joel Coen, Michael Mann, John Woo ou Johnnie To. Habité de bout en bout par la performance inoubliable de l'acteur Alain Delon et porté par un sens de la mise en scène qui ne s'embarrasse d'aucune forme de superflu, ce polar mythique atteint une forme rare d'épure qui, dans son dépouillement classieux, évoquera à l'écran l'art des estampes japonaises. Chaque plan sert ainsi d'écrin aux seuls gestes du personnage principal qui, au fil d'un scénario extrêmement bien ficelé, va jusqu'au bout de cet angoissant et maîtrisé jeu du chat et de la souris. Un classique du film noir français et un authentique bijou du 7e art qui n'a pas pris une ride. À voir et à revoir.