
Bajou le tunisien considère depuis son enfance qu'il y a les hommes à qui Dieu a tout donné, et les autres dont il fait partie. Dès lors, avec son cousin Marcel, il se reconnait le droit de tout faire pour devenir « quelqu'un ». Et il est prêt à tout pour y parvenir : acheter sa femme, trahir, mentir, tout pour que les siens prospèrent en paix.

En 1992, le réalisateur Ariel Zetoun, signait avec le Nombril du monde, la success-story immorale d'un égoïste et d'un cynique, avec en toile de fond plus de trente ans de culture tunisienne. Interprété par l'acteur et humoriste Michel Boujenah, le Nombril du monde permit à l'acteur de rompre enfin avec son image d'homme naïf, obtenant pour l'occasion, le César du Meilleur acteur. Epaulé par les performances des acteurs Thomas Langman (César du Meilleur second rôle) et Delphine Forest, le réalisateur Ariel Zeitoun livre ici une fresque historique de la Tunisie du protectorat français à la proclamation de l'indépendance.