
1893. Décidément, le Sergent Joseph Bouvier n'a pas de chance : dès qu'il a appris qu'il était réformé à cause de ses idées noires et de ses brusques accès de violence que tempèrent des crises de dévotion, il est parti retrouver sa fiancée, Louise Lesueur, et apprend qu'elle ne veut plus l'épouser. Il tente de la tuer et de se suicider. Double échec ! Louise ne meurt pas et Joseph est condamné à vivre avec deux balles dans la tête. Après un an d'asile, il est pris d'une folie meurtrière.

Tiré d'une histoire vraie, Le Juge et l'assassin peint le tableau d'une époque avec en arrière-plan historique, l'affaire Dreyfus, la montée du syndicalisme, pour dénoncer les institutions répressives que côtoie Joseph Bouvier. L'Armée, l'asile, la prison de l'époque sont la cible du réalisateur Bertrand Tavernier qui offre pour l'occasion l'un de ses plus beaux rôles à Michel Galabru, récompensé par un César en 1976.