
Alger, années 1920. Le rabbin Sfar vit avec sa fille Zlabya et un chat espiègle qui se met à parler pour ne dire que des mensonges. Le rabbin veut éloigner le chat de sa fille, mais le chat est prêt à tout pour rester près d'elle, et même à faire sa Bar Mitsva ! Bientôt un peintre russe débarque dans la communauté, et entraîne dans sa suite une petite troupe pour partir à la recherche de Juifs d'Afrique.

Moins d'un an après son long métrage Gainsbourg Vie héroïque, le réalisateur et dessinateur Joann Sfar adapte pour le grand écran sa propre série de bandes dessinées : Le Chat du Rabbin. Né de sa plume en 2003, ce conte poétique et drôle au pays de la tolérance parvient sur pellicule comme sur papier à dédramatiser son sujet pourtant épineux. Et ce, grâce à une galerie de personnages attachants qui distillent à travers des dialogues aussi ciselés qu'hilarants une réflexion sur la violence du fanatisme religieux ou sur la quête illusoire d'un ailleurs forcément meilleur. Habité de bout en bout par la voix des comédiens François Morel, Maurice Bénichou, Hafsia Herzi et François Damiens, Le Chat du rabbin éblouit également par sa splendeur visuelle qui, entre tradition et modernisme, traduit avec élégance les richesses de l'animation hexagonale. Un divertissement philosophique truculent et malicieux qui fera le bonheur des fans de la première heure comme celui des néophytes.