
Claudia a vu sa vie détruite cinq ans plus tôt, lorsque sa fille Angela a été enlevée, mutilée puis tuée. Seuls deux signes distinctifs permirent l'identification de la jeune victime, son bracelet et une malformation à la hanche dont celle-ci était affublée. Depuis, Claudia vit seule, divorcée et tente d'oublier ce traumatisme en s'immergeant dans le travail avec le soutient de ses copines. Mais sa vie bascule à nouveau dans l'horreur suite à l'appel téléphonique de sa fille lui demandant de venir la libérer.

Pour son premier long métrage, le jeune réalisateur espagnol Jaume Balaguero s'impose, à l'instar du metteur en scène de Ouvre les yeux, Alejandro Amenabar, comme la nouvelle tête de proue du cinéma de genre espagnol. Ouvertement inspiré par Rosemary's Baby de Roman Polanski, Jaume Balaguero adapte librement le roman fantastique de Ramsey Campbell. Images troubles, éclairages crus, La Secte sans nom nous plonge dans des intérieurs sordides et effrayants et situe l'horreur à son niveau le plus efficace, celui du quotidien.