
Été 1971. Anna, jeune mère ravissante et frivole, remporte le concours de beauté d'une station balnéaire. Son tempérament inconséquent et jouisseur rend sa vie de famille quelque peu chaotique. 30 ans plus tard, toujours marqués par cette vie haute en couleurs, Anna et ses enfants, réunis à son chevet, sauront-ils se réconcilier ?

Souvent galvaudé et mis à toutes les sauces, le label « comédie italienne » trouve pleinement son sens avec ce long métrage truculent du réalisateur transalpin Paolo Virzi. Car, en nous livrant à l'écran la trajectoire chaotique de la famille Michelucci au sein de la ville de Livourne, le cinéaste déploie avec maestria et tout en finesse un scénario aussi riche en émotions qu'affûté dans sa satire sociale. Emmené sur les chapeaux de roues par la prestation des comédiens Micaela Ramazzotti, Stefania Sandrelli et Valério Mastandrea, ce récit fait d'émouvants flashbacks multiplie ainsi à l'envi les péripéties pour conférer une authentique épaisseur à tous ses personnages. Et si l'on rit souvent face à ces héros à la faconde méridionale et aux destinés drolatiques, il n'y a souvent qu'un pas du rire aux larmes. Un pas que cette fresque familiale franchit, en évitant toujours habilement l'écueil du pathos comme du mélodrame. Une réjouissante ode à la tribu familiale et un hommage déclaré au maître genre Ettore Scola, dont on aurait grand tort de se priver.