
Dans un laboratoire, des scientifiques expérimentent un traitement sur des singes pour vaincre la maladie d'Alzheimer. Mais leurs essais ont des effets secondaires inattendus : ils découvrent que la substance utilisée permet d'augmenter radicalement l'activité cérébrale de leurs sujets. César, est alors le premier jeune chimpanzé faisant preuve d'une intelligence remarquable. Mais trahi par les humains qui l'entourent et en qui il avait confiance, il va mener le soulèvement de toute son espèce contre l'Homme dans un combat spectaculaire.

Plus de 40 ans après sa première sortie en salles, La Planète des singes continue d'exercer un pouvoir de fascination immense sur des générations successives de spectateurs. Comment ces primates ont-ils acquis le don de parole ? Et par quel miracle ont-ils réussi à prendre le pouvoir sur Terre ? Loin de singer les diverses adaptations du chef-d'oeuvre littéraire de Pierre Boule, ce préquel répond enfin à ces questions que tout fan s'est forcément posé un jour. Et son réalisateur Rupert Wyatt le fait avec d'autant plus de culot et de vigueur qu'il adopte ici un angle inédit dans la saga : le point de vue animalier. Doté d'une mise en image virtuose, le film ne baisse ainsi jamais en intensité, nous bluffant autant grâce au réalisme saisissant de ses effets numériques que grâce à son scénario malin où le spectaculaire lutte à armes égales avec la réflexion. Littéralement emmené par la prestation convaincante des comédiens Andy Serkis, John Lithgow, Tom Felton ainsi que James Franco, ce volet de la saga culte nous interroge de façon pertinente sur certaines thématiques très actuelles de la recherche, tout en multipliant au passage les clins d'oeil réjouissants au premier long métrage de Franklin J. Schaffner. Un divertissement sans temps morts et loin d'être bête !