
Après avoir étudié et voyagé à travers le monde, Jeanne, fille de moine, se rend à Rome où elle obtient une chaire d'enseignement. Dissimulant sa véritable identité sexuelle, elle est accueillie dans les milieux ecclésiastiques. En raison de sa réputation d'érudition, elle rencontre le pape Léon IV et devient rapidement son secrétaire aux affaires internationales. Succédant à celui-ci, elle se fait élire pape sous le nom de Benoît III...

Trente-cinq ans après le film éponyme de Michael Anderson avec Liv Ullmann, le réalisateur Sönke Wortmann s'intéresse à son tour à l'incroyable histoire de Johanna von Ingelheim, plus connue sous le nom de la papesse Jeanne. Ici incarnée par la comédienne Johanna Wokalek (Duel au sommet, La Bande à Baader), cette Allemande d'origine anglaise, au IXe siècle, aurait donc usurpé la papauté catholique en cachant sa véritable identité sexuelle. Légende ou réalité ? Sönke Wortmann soulève la question dans un beau film historique dont l'intérêt premier n'est cependant pas la véracité du récit, mais la description du parcours épique d'une femme dans sa quête d'indépendance. Adapté du best-seller médiéval de la romancière Donna Cross, Pope Joan revient donc sur une des légendes les plus intrigantes de l'Histoire pour un film passionnant également porté par l'acteur américain John Goodman.