
Gunther Strobbe a 13 ans et une vie compliquée. Le jeune garçon partage le toit de sa grand-mère avec son père et ses trois oncles. Quotidiennement, il baigne dans un climat de beuveries effrénées, de drague éhontée et de glande constante... Tout porte à croire qu'il subira le même sort, a moins qu'il ne parvienne à se "démerder" de là...

Adapté d'un best-seller autobiographique de Dimitri Verhulst, La Merditude des choses, véritable phénomène en Belgique, dépeint le quotidien arrosé d'une famille au seuil de la marginalité. Caméra à l'épaule, le réalisateur flamand Felix Van Groeningen, pour son troisième long métrage, nous parachute ainsi dans un univers poisseux, au milieu de forts en gueule, machos, alcoolos et autres fumeurs de brunes qu'il met en scène avec générosité. Laissant les situations aller jusqu'à leur paroxysme, il dresse un portrait nuancé de cette fratrie pour le moins iconoclaste dans un film trash qui parvient à faire aimer ces héros pourtant faillibles, parfois même méprisables. Tragique autant que comique, revigorant dans sa désespérance, La Merditude des choses, sorte de version belge de Groland, séduit grâce à un ton décalé et une certaine âpreté des sentiments.