
Un couple, Roméo et Juliette. Un enfant, Adam. Un combat, la maladie. Et surtout, une grande histoire d'amour, la leur...

Remarquée avec La Reine des pommes, son premier long métrage à la fantaisie rafraichissante, la cinéaste Valérie Donzelli nous offre un opus au titre aussi énigmatique qu'évocateur. Avec La Guerre est déclarée, la cinéaste se retrouve à la tête d'un budget confortable, lui permettant de s'atteler sans crainte à un scénario ambitieux et de tisser à l'écran un drame familial inattendu et déchirant. Convoquant face à sa caméra son comédien fétiche Jérémie Elkaïm, à qui elle donne elle-même la réplique, la réalisatrice livre ainsi un film éminemment autobiographique, d'une sincérité et d'une puissance émotionnelle rare, mais qui évite cependant toujours habilement l'écueil du pathos. Aucun cliché, pas de lourdeur, cette merveille fragile touche en plein coeur, grâce à une émotion vraie et à ses acteurs totalement dévoués à un propos poignant. Un émouvant combat pour la vie et pour l'amour, doublé d'une jolie surprise de cinéma confirmant, si c'était encore nécessaire, que Valérie Donzelli est définitivement une réalisatrice de talent.