
Armand Saint-Just, professeur de lettres à Paris, est exaspéré par le comportement lymphatique de ses élèves qui baillent à longueur de journée. L'enseignant, persuadé que cette fatigue est due à leur surconsommation de télévision jusqu'à des heures tardives, décide alors de saboter les antennes de son quartier et de brouiller ainsi la réception d'images. Cette étonnante expédition s'avère payante, mais bientôt les parents se révoltent...

Dans les années soixante, après Un drôle de paroissien et La Grande Frousse, Jean-Pierre Mocky, qui deviendra plus tard l'un des réalisateurs français les plus controversés de sa génération, réunit à nouveau la belle brochette d'acteurs que forment Bourvil, Francis Blanche et Jean Poiret. Dans cette comédie loufoque et engagée, il s'attaque aux méfaits du petit écran sur les enfants, mettant en scène un enseignant qui voit en la télévision un véritable fléau des temps modernes. Dans le rôle principal, on retrouve un Bourvil convaincu que sa folle croisade permettra de redonner à ses élèves le goût d'étudier. Ce film-alarme, dont le propos est plus que jamais d'actualité, dénonce l'impact abrutissant de la télé sur les jeunes et n'épargne bien évidemment pas ceux qui la dirigent.