
En coupant à travers champs pour aller porter le déjeuner à son père, Patricia rencontre Jacques. Elle a dix-huit ans, il en a vingt-six. Elle est jolie, avec des manières fines de demoiselle ; il est pilote de chasse et beau garçon. Un peu de clair de lune fera le reste à leur seconde rencontre. Il n'y aura pas de troisième rendez-vous : Jacques est envoyé au front.
Patricia attendra un enfant de cette rencontre. Les riches parents du garçon crieront au chantage, Patricia et son père, le puisatier, auront seuls la joie d'accueillir l'enfant. Une joie que les Mazel leur envieront bientôt et chercheront à partager, car Jacques est porté disparu...

Pour son premier passage derrière la caméra, le comédien et désormais réalisateur Daniel Auteuil a décidé de relever un sacré pari cinématographique en s'emparant à l'écran de l'oeuvre éponyme du romancier Marcel Pagnol. Succédant ainsi aux réalisateurs Claude Berri, Yves Robert et bien sûr Pagnol en personne, Daniel Auteuil convoque un casting à propos composé par les comédiens Jean-Pierre Darroussin, Sabine Azéma, Astrid Berges-Frisbey et Kad Merad. Reprenant le rôle titre du puisatier autrefois campé par Raimu, Daniel Auteuil évite toutefois habilement le piège de la redite, en livrant une interprétation physique saisissante qui porte littéralement le film de son plan d'ouverture jusqu'au clap de fin. Si vous avez aimé La Gloire de mon père et Le Château de ma mère d'Yves Robert, vous succomberez à coup sûr au charme indéniable de cette poignante histoire d'amour, de chagrin et de pardon sertie dans un magnifique écrin provençal.