
Franck, Albert et Pierre échouent sur une île mystérieuse. Après le crash de leur avion qui devait les conduire en Amérique du Sud et les sauver de l'occupation allemande, ils ont dérivé pendant plusieurs jours sur l'océan atlantique. A bout de forces, ils finissent par installer un camp de fortune sur la plage. Mais à l'aube, le jeune Pierre est réveillé en sursaut par un effroyable cri qui semble s'échapper du coeur de l'île. Ils décident alors de s'y aventurer... Seront-ils prêt à affronter son fabuleux et terrible secret ?

Le cinéma de genre français réserve parfois son lot de bonnes surprises comme c'est le cas avec L'Île, premier long métrage d'Olivier Boillot. Affichant clairement sa volonté de rendre un hommage appuyé aux écrits du romancier Jules Verne et plus particulièrement à ses ouvrages 20.000 lieues sous les mers ou L'Île mystérieuse, le cinéaste nous livre un savoureux mélange des genres, naviguant à ravir entre science-fiction, romantisme et aventure. Oeuvrant ici en tant que réalisateur, producteur et scénariste, Olivier Boillot propulse d'entrée le spectateur au coeur de son intrigue haletante, distillant au fil des plans une ambiance savamment entretenue de mystères et d'énigmes, bien loin des blockbusters multipliant explosions de gore et créatures sanguinaires. Tirant le meilleur parti d'un budget autofinancé, le cinéaste évite ainsi les débordements pyrotechniques au profit d'une histoire intimiste et envoûtante. Doté d'une photographie sublime, d'effets spéciaux réalistes et d'un casting convaincant, L'Île démontre l'évident savoir-faire d'un cinéaste hexagonal ambitieux, en retrouvant le chemin d'un certain cinéma de science-fiction qui privilégie le fond autant que la forme. Une franche réussite.